<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-4667593635952660338</id><updated>2011-08-01T21:46:53.507+02:00</updated><category term='Slams'/><category term='Poésies'/><category term='Nouvelles'/><category term='Divers'/><category term='Théâtre'/><title type='text'>La Revue Très Blanche</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://revuetresblanche.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4667593635952660338/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuetresblanche.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>La Revue Très Blanche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11512796163877668476</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>22</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4667593635952660338.post-7260817728533487267</id><published>2008-12-11T11:45:00.004+01:00</published><updated>2008-12-11T17:07:26.946+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Divers'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Poésies'/><title type='text'>Neige qui fond - C.B.</title><content type='html'>Tout en gris, ça coule et suinte, ça grince comme un trombone estropié. Y a c’truc qui sonne faux, qui crisse…La lamentation des instruments, la nausée qui s’insinue, qui hurle en La mineur. Seconde angoissante, minute manquante…La mort de l’instant, comme celle d’un sourire. Le vacarme des larmes de pluie sur le zinc branlant. Froid métallique, son déglingué. Ruine de l’éphémère blancheur noircissant en rythme d’égouttement dégoutant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C.B.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4667593635952660338-7260817728533487267?l=revuetresblanche.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuetresblanche.blogspot.com/feeds/7260817728533487267/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4667593635952660338&amp;postID=7260817728533487267' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4667593635952660338/posts/default/7260817728533487267'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4667593635952660338/posts/default/7260817728533487267'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuetresblanche.blogspot.com/2008/12/neige-qui-fond.html' title='Neige qui fond - C.B.'/><author><name>La Revue Très Blanche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11512796163877668476</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4667593635952660338.post-3011885564603711903</id><published>2008-12-11T11:41:00.002+01:00</published><updated>2008-12-11T15:46:30.666+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Divers'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Nouvelles'/><title type='text'>La joie de la balançoire vide - Pierre Le Corre</title><content type='html'>La balançoire joue son rôle, ou presque : elle pend et se balance. Oh, elle se balance doucement, le vent n’est pas bien fort. Et puis, il n’y a pas d’enfants dessus, pas de parents derrière, pas d’amoureux lovés, pas de saouls troublés. Il n’y a personne.&lt;br /&gt;Ça n’est pas plus mal, pense-t-elle. Un peu de repos, enfin.&lt;br /&gt;Elle est et reste l’attraction majeure du petit parc. La concurrence n’est pas bien rude, il est vrai. Le toboggan offre certes l’extase de l’accélération, de la chute, de l’abandon de son corps dans le mouvement, mais c’est si rapide, si bref ! Il faut sans cesse remonter, reprendre un à un chacun des barreaux, œuvrer de tout son corps pour arriver au sommet – on essaye d’aller vite, vite, de retourner à l’échelle, de se hisser rapidement, mais le travail, la peine reste beaucoup trop lourde pour la récompense.&lt;br /&gt;Oh, et, bien sûr, il y a le tourniquet. Faut-il vraiment en parler ? Il se croit intéressant parce qu’il tourne. Tout ce qu’il récolte, c’est quelques mains moites qui viennent parfois s’y accrocher, tourner un peu, tenter de se faire peur ; mais il fait peur, il grince, il couine, il semble devoir rompre à chaque instant ; il fait trop peur, les enfants pleurent, couinent, fuient au bout d’un instant. Alors il couine encore un peu, pour signifier son dédain, et se tait. Tant mieux.&lt;br /&gt;Il se tait mais il rage, on le sent, à une vibration sourde qui l’agite, surtout quand le jour s’efface, que s’approchent quelques moins-enfants, quelques adolescents, adulescents qui s’hasardent dans le parc. Alors, il feint le vent et grince, couine, grogne presque : venez me voir, dit-il, venez sur moi. Je suis drôle. Je suis amusant. Jouez avec moi ! Je suis un jouet pour vous ! Je suis la joie et la frayeur réunis, je suis la rouille qui traîne sur votre vieux vélo, la mousse qui sort de votre vieille peluche, je suis votre enfance !&lt;br /&gt;Certains succombent à son discours, s’avancent, s’assoient. Ils ne tournent pas, ne tournoient pas : le tourniquet n’est pour eux qu’un fauteuil, plus fun que le banc. Mais bien vite, ils se sentent gênés, quelque chose, d’imperceptible, les trouble. Leur position est mal commode, la situation instable. L’un d’eux se relève, le tourniquet a une convulsion, les autres se lèvent à sa suite. Ils font quelques pas, désœuvrés sans vouloir l’admettre, continuent à parler s’ils parlaient, à se taire s’ils se taisaient.&lt;br /&gt;Puis, celui qui a l’initiative, celui qui a su quitter en premier le tourniquet, va, sans savoir vraiment si il est guidé par le hasard des pas ou par une envie réelle, vers la balançoire, vers moi. Il attrape une de mes cordes distraitement, joue avec, me fait tourner, fait s’enrouler mes cordes. Les autres se sont rapprochés, et dans ce genre d’instant ils ne peuvent que se taire. Puis il me lâche, je me déroule, lentement, puis rapidement, retrouve ma force originelle, mon siège dodelinant encore un peu – c’est le tournis. Ce petit signe du siège, l’un d’eux lui trouve un air aguicheur ; ce n’est plus celui qui dirige, c’est un autre maintenant – une autre, en fait : celle qui ose quand l’autre n’ose plus. Elle s’assoit.&lt;br /&gt;En s’aidant de ses pieds, elle se balance un peu. Celui qui dirige se place derrière elle, le troisième du groupe, celui qui est secrètement amoureux, s’écarte et regarde pousser et balancer. Il fait nuit, ou presque, à ce moment-là : il n’y a pour ainsi dire plus de temps ; ils basculent parfois longtemps. Celui qui est amoureux n’ose rien dire, n’ose rien faire ; en fait, il n’a aucune raison de dire ou de faire quoique soit, car il apprécie, profondément, le spectacle. Elle s’élève dans les airs, emplit son champ de vision : c’est l’extase ; elle revient, celui qui dirige emplit son champ de vision : c’est l’amertume. Et l’extase encore, et l’amertume encore.&lt;br /&gt;Puis ils s’en vont, en un geste, en un coup de vent. Elle se lève, celui qui dirige se met à côté d’elle, ils se regardent, sourient ; l’amoureux reste à l’écart quelques instants, puis ils s’en vont. Ils n’ont plus rien à faire ici.&lt;br /&gt;C’était aujourd’hui comme ce sera demain. Toujours la même scène, jamais les mêmes enfants. Après eux, c’est vraiment la nuit, la nuit en tant qu’elle est sordide, noire : la nuit qu’on peut aimer mais qui dérange toujours, la nuit dure, la nuit qui dure, qui s’attache. D’autres passent dans le parc, d’autres s’attardent auprès de la balançoire, s’assoient parfois dessus, s’y assoupissent, s’y réveillent. Mais ceux-là, on n’ose pas les évoquer : ce ne sont plus des enfants, ce sont des adultes, des gens tristes, toujours, saouls parfois, misérables souvent.&lt;br /&gt;La balançoire n’a rien contre eux mais elle les hait ; elle les hait parce qu’ils lui rappellent qu’elle n’est qu’une balançoire, une balançoire impuissante, une marionnette, un objet, rien ; les gens passent, la touchent, l’utilisent, profitent d’elle ; les gens l’ignorent, la négligent. Quand l’un de ces adultes s’assoit sur elle, elle sent tout le poids de la résignation, et elle a peur, affreusement peur.&lt;br /&gt;Mais ce soir il n’y a personne, pense-t-elle. Il y a bien sûr des symboles : la lune, les nuages. Le vent, un peu. Les ronflements du tourniquet. Le toboggan, qui, sans que la balançoire le sache, en pince pour elle.&lt;br /&gt;Elle se sent joyeuse. Elle ignore pourquoi, ou du moins le sent vaguement mais ne saurait l’expliquer. Il y a quelque chose de plus que l’absence d’adultes, que l’absence d’enfants. Elle sait qu’une balançoire vide est triste, qu’une balançoire vide ne peut être joyeuse qu’à grand vent, quand le vent joue avec elle comme avec un ami. Mais quand le vent est doux, et rappelle seulement son existence par de légers coups, quand la nuit est tombée, le square déserté, l’air presque à la bruine, la balançoire se doit d’être triste, elle le sait.&lt;br /&gt;Mais ce soir, elle ne sait pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pierre Le Corre&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4667593635952660338-3011885564603711903?l=revuetresblanche.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuetresblanche.blogspot.com/feeds/3011885564603711903/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4667593635952660338&amp;postID=3011885564603711903' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4667593635952660338/posts/default/3011885564603711903'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4667593635952660338/posts/default/3011885564603711903'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuetresblanche.blogspot.com/2008/12/la-joie-de-la-balanoire-vide.html' title='La joie de la balançoire vide - Pierre Le Corre'/><author><name>La Revue Très Blanche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11512796163877668476</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4667593635952660338.post-8875953262669140517</id><published>2008-12-08T16:09:00.003+01:00</published><updated>2008-12-08T16:13:16.459+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Divers'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Nouvelles'/><title type='text'>main engourdie - James Beaver</title><content type='html'>A son réveil, une sensation familière le saisi. Une perception aiguë de fourmillements dans sa main. Encore. Ses doigts restent sourds à toutes injonctions mentales qu'il leur adresse. Vaincus par la paresse, ils se complaisent dans cette gaine inhibitrice de picotements. &lt;br /&gt;Il ne ressent pas de souffrance. A peine est-ce désagréable, cet élancement léger et vaporeux. Faudra qu'il attende que cela passe. Tout simplement. Certains de ses membres s'engourdissent facilement, du moins le suppose-t-il. Et il lui arrive souvent de s'endormir dans une position qui altère la bonne circulation du sang. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      Enfant, se rappelle-t-il, il détestait et s'effrayait de ces instants, où son corps refusait d'obéir à son esprit. Dans la voiture, il s'endormait souvent jambes repliées, et se trouvait à son réveil dans la totale incapacité de les bouger. Ankylosées. Il avait alors beau se concentrer intensément, sur ses pieds, il ne parvenait pas à remuer le moindre de ses muscles. Seul le contact du sol, et quelques premiers pas difficiles, lui permettait de retrouver ses facultés motrices. Adepte des représentations imagées, il en avait conclu que ses jambes s'oubliaient dans le sommeil. Des guibolles distraites, en quelque sorte. La conscience de son corps devait rester derrière, inamovible, tandis que la voiture roulait sur l'autoroute. Une enveloppe mentale immatérielle, s'imaginait-t-il, se détachait de lui et le quittait, alors qu'il s'enfonçait dans son rêve. Mais sachant par expérience qu'une telle sensation, aussi désagréable soit-elle, n'était somme toute qu'éphémère, la peur s'évanouit bientôt. La frayeur qu'il ressentait lors de ces réveils insolites fit place à une franche curiosité. Il en jouait souvent dans la poursuite de son rêve. Il s'imagina tour à tour aventurier estropié à la jambe, soldat blessé au bras, gangster résistant à la douleur d'une balle sous la peau. Songeur parfois, il se demandait si la mort serait comparable à cette sensation éprouvée. Si glisser dans le sommeil éternel signifiait seulement oublier son corps; le laisser choir dans un doux élancement, l'abandonner à cette somnolence factice. Sobriété d'enfant. Il avait presque plaisir à penser tout son corps inerte, latent, tout à la fois mort et à l'écoute de ses sens.  &lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Aujourd'hui, pourtant, la sensation lui semble encore plus violente, presque douloureuse. Lancinante. Gardant les yeux fermés, il attend patiemment l'instant de la délivrance où il deviendra à nouveau maître de ses doigts. Mais l'élancement reprend de plus belle, la souffrance gonfle et se joue, maligne, de son calme vain. Excédé. Il se retourne sur le côté, et fustige du regard cette main revêche à lui obéir. Mais non, elle n'est pas là. Disparue dans son sommeil. A sa place, un vide béant juste en-dessous de son bras, d'un moignon qu'une gaine blanche et rougie recouvre. D'ailleurs le pansement n'a pas suffi à contenir le flux de sang, qui s'est répandu sur le drap du lit. Blanc et rouge. Il se détourne de cette vision horrifique, et perçoit alors l'univers dans lequel il est plongé : une chambre d'hôpital aux murs nus, lui-même allongé dans un lit métallique, insensible. Insensé. Dans un éclair, il se rappela alors: hier, l'accident, l'ambulance, l'opération, probablement. Un éclair rouge et blanc.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;James Beaver&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4667593635952660338-8875953262669140517?l=revuetresblanche.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuetresblanche.blogspot.com/feeds/8875953262669140517/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4667593635952660338&amp;postID=8875953262669140517' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4667593635952660338/posts/default/8875953262669140517'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4667593635952660338/posts/default/8875953262669140517'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuetresblanche.blogspot.com/2008/12/main-engourdie-james-beaver.html' title='main engourdie - James Beaver'/><author><name>La Revue Très Blanche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11512796163877668476</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4667593635952660338.post-6875579931978936320</id><published>2008-12-08T16:08:00.001+01:00</published><updated>2008-12-08T16:12:35.222+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Slams'/><title type='text'>Ma vérité -  Byl-na</title><content type='html'>Ma vérité &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;J’rap la vérité&lt;br /&gt;Celle qui a le don d’irriter&lt;br /&gt;Dont peu en sont héritier&lt;br /&gt;Issu de la cité&lt;br /&gt;Dès qu’on réussi ils ne sont pas là à nous citer&lt;br /&gt;Plutôt à nous inciter&lt;br /&gt;A rester&lt;br /&gt;Dans la voie de l’illicite et&lt;br /&gt;Regarde dès qu’ils parlent de nous&lt;br /&gt;Ils disent « ces voyous », « ces fils d’immigrés »&lt;br /&gt;Donc normal que mes frères le prennent mal &lt;br /&gt;Se sentent exclu de cette société&lt;br /&gt;Ils nous parlent d’intégration&lt;br /&gt;Mais ça fait plus de trois générations&lt;br /&gt;Qu’on est sur votre sol&lt;br /&gt;Non ! Qu’on est sur notre sol&lt;br /&gt;A ceux qui volent, violent&lt;br /&gt;Arrêtez de nous assimiler&lt;br /&gt;Car 10 personnes ne traduisent pas le comportement de milliers&lt;br /&gt;Loin du discours de Le Pen ou de De Villiers&lt;br /&gt;Qui ne sert qu’à humilier&lt;br /&gt;À stigmatiser, généraliser&lt;br /&gt;La violence, la haine ne fait que s’attiser&lt;br /&gt;La cigarette du mensonge j’en ai marre de la tiser*&lt;br /&gt;Arrêtez de détourner le débat sur le voile&lt;br /&gt;Car la vérité vous l’a voilé &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Byl-na&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4667593635952660338-6875579931978936320?l=revuetresblanche.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuetresblanche.blogspot.com/feeds/6875579931978936320/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4667593635952660338&amp;postID=6875579931978936320' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4667593635952660338/posts/default/6875579931978936320'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4667593635952660338/posts/default/6875579931978936320'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuetresblanche.blogspot.com/2008/12/ma-vrit-byl-na.html' title='Ma vérité -  Byl-na'/><author><name>La Revue Très Blanche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11512796163877668476</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4667593635952660338.post-8140099086329650298</id><published>2008-12-08T16:04:00.004+01:00</published><updated>2008-12-09T12:04:37.042+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Divers'/><title type='text'>Errance - Octan d'Aurmale</title><content type='html'>.Les draps avaient l'odeur du café qu'il buvait.&lt;br /&gt;Brûlant, très noir, trop sucré, comme il le prenait toujours au réveil.&lt;br /&gt;La chambre était grande et claire. Une fenêtre lui faisait face qui ouvrait sur tout un monde pressé, hanté de succès légers, de bons mots cinglants et de gros titres attrayants. Il pouvait ressentir les vibrations exhaltées qui animent les jeunes lions débarqués de leurs écoles huppées, qui se font un monde de quelques confettis bien rémunérés de l'économie de marché.&lt;br /&gt;Il était fatigué et jouait à faire pivoter un briquet entre ses doigts.&lt;br /&gt;Il gratifia son lit d'un de ces regards embrassant qui ont valeur de bilan. L'édition anti-datée du Monde et son supplément économique, son ordinateur portable ouvert sur la page-profil qu'il ne cessait de recréer, deux livres d'Hemingway comme il n'en écrirait jamais, un stylo plume, une montre, son i-phone. Etrange liste poétique d'un jeune homme ennuyé comme d'autres avaient été énervés.&lt;br /&gt;Une belle journée s'annonçait au micro des radio-célébrités d'Ova.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se réveillait de cinq années d'amour frustrée. Un long tête à tête improvisé au rythme emboité d'un tango ambiguë. Oh, il avait aimé sans regrets ! La fille était belle et l'histoire compliquée, amitié troublée de déclarations enflammées, sans suite. Il y mettait un point final. Fini donc, les jeux cruels auxquels ils s'étaient adonnées ces dernières années, se blesser par Autres interposés. Se baiser par procuration. Enfin, se voiler les idées.&lt;br /&gt;Aujourd'hui, tout allait changer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Instantanément tout se tu autour de lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La poussière balaya toute pensée sur son chemin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Blanc de cendre, noir de plâtre en particules, il cracha du sang.&lt;br /&gt;Aucun bruit dans la nuit de suie.&lt;br /&gt;Tout était blanc à présent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une autre fraction d'éternité et ses pupilles l'ont brûlées et sa peau s'est tanée, sans qu'il parvienne à le réaliser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il était frappé de stupeur, la peur au coeur. Mais ses yeux s'étaient asséchés, aucune larme ne pu le soulager. Il restait pétrifié. La douleur était trop forte à supporter, alors son corps l'oublia, pour exister encore.&lt;br /&gt;Sans sens pour accrocher la réalité, il ne su rien avant de sombrer, saisi, au milieu d'une trouée de fumée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Errance.&lt;br /&gt;Dirigé par la déflagration qui avait emportée les belles années.&lt;br /&gt;Le quotidien violé s'échappait en éclats de soi.&lt;br /&gt;Une longue gueule de bois dont on ne parvenait pas à se défaire, défait de tout.&lt;br /&gt;Ainsi ses souvenirs n'en était pas...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Octan d'Aurmale&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4667593635952660338-8140099086329650298?l=revuetresblanche.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuetresblanche.blogspot.com/feeds/8140099086329650298/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4667593635952660338&amp;postID=8140099086329650298' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4667593635952660338/posts/default/8140099086329650298'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4667593635952660338/posts/default/8140099086329650298'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuetresblanche.blogspot.com/2008/12/blog-post.html' title='Errance - Octan d&apos;Aurmale'/><author><name>La Revue Très Blanche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11512796163877668476</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4667593635952660338.post-5036285711632310335</id><published>2008-12-08T16:01:00.004+01:00</published><updated>2008-12-08T16:15:19.307+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Divers'/><title type='text'>Cet été, Bonne Maman est morte. - Foucauld Giuliani</title><content type='html'>&lt;meta equiv="Content-Type" content="text/html; 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Elle n’eut pas le temps de changer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le changement agit sur le reconnaissable, il modèle le familier, il malaxe l’identité, il affecte l’image, la représentation d’un être ou d’un objet cher. Le changement prélude à la disparition, il chante la mort, bien doucement, jusqu’à l’embrasser et se confondre avec elle. Cet accouplement hâtif, violent accouche de la mutation définitive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour l’être, c’est la disparition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle, n’a pas changé. Du moins, son image est restée celle de la femme vivante, active et affairée. Certes, le changement agissait, il érodait, il effectuait son éternel travail de sape et d’usure, sur l’accomplissement des gestes habituels, sur l’enchaînement des pensées, mais son murmure semblait naturel, évident. Ces vagues de fond nous travaillent tous, elles s’étendent largement dans le temps. Perverses, elles n’incarnent pas le véritable changement. Elles lui offrent les attributs de flegme et de lenteur. Elles le rendent tolérable. « Laissons le tranquille, il fait son métier, il accomplit simplement le mouvement de la vie, il est si sage. Ne l’apeurons pas, nous le brusquerons, nous n’aboutirons qu’à accélérer son entreprise. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chez Elle, les vagues de fond se métamorphosèrent en lames meurtrières.&lt;br /&gt;A la bonace succéda la tempête, et le navire encalminé, comment comprit-il ce déchaînement imprévisible ? Le doux tangage du temps qui passe, régulier et attendu, se mua. Les torrents affluèrent, en cadence effrénée, ils affolèrent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ils renversèrent.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Foucauld Giuliani&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4667593635952660338-5036285711632310335?l=revuetresblanche.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuetresblanche.blogspot.com/feeds/5036285711632310335/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4667593635952660338&amp;postID=5036285711632310335' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4667593635952660338/posts/default/5036285711632310335'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4667593635952660338/posts/default/5036285711632310335'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuetresblanche.blogspot.com/2008/12/cet-t-bonne-maman-est-morte.html' title='Cet été, Bonne Maman est morte. - Foucauld Giuliani'/><author><name>La Revue Très Blanche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11512796163877668476</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4667593635952660338.post-659649104154331909</id><published>2008-11-11T15:30:00.000+01:00</published><updated>2008-11-11T15:32:17.758+01:00</updated><title type='text'>D'abord elle ne pensait à rien - Anonyme</title><content type='html'>D'abord elle ne pensait à rien. Puis elle s'est rappelé qu'elle n'avait pas sorti les poubelles.N'avait-elle rien de mieux à penser, cette suicidée de 28 ans ? Pour la première fois dans sa vie elle appréciait le vent qui glissait à la verticale dans ses cheveux. Qu'il devait être beau, vu de loin, son saut de l'ange. Bizarrement les anges, aujourd'hui elle avait décidé de leur sourire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle s’appelait Sucre, avait la peau comme une nacre bien vivante, et souriait beaucoup. Elle avait fait ce geste de façon totalement aléatoire, sans réel chagrin et sans vrai désespoir ; cependant elle y était, lancée dans le vide dans les tous derniers instants de sa vie. Peut-être que cela ne voulait rien dire ; peut-être que cela signifiait : « Maintenant, profite ! ».&lt;br /&gt;Elle n'avait rien prévu cette après-midi, et pourtant tout était parfait. Sa vie était devenue claire et lumineuse, elle avait laissé au 8ème étage tous ses petits problèmes d'enfant. "Je n'ai jamais rien aimé" s'est dit la presque-morte, "sauf la glace au citron". Et puis tout est devenu bon et piquant comme de la glace au citron. C'est fou ce à quoi on pense dans des moments pareils, encore à quelques mètres du bitume sec.&lt;br /&gt;Il y avait le chat, Papa et Maman dont elle ne garde rien qu’un nom, les papiers en désordre dans la corbeille du salon et que quelqu'un fouillera tôt ou tard. Voila l'instant T, le coup du match, et elle reste pourtant frivole, à penser à ces choses. Elle se sentait un peu sotte aussi, de ne pas vivre le moment dans une pureté intégrale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Je n'ai jamais rien aimé, ni personne d'ailleurs » : c’était le coup de la mélancolie ! La désespérée gagnait de la vitesse et commençait à avoir le bout du nez froid. Et des papillons dans l'estomac, comme quand on fait de la balançoire un peu trop vite. Ou qu'on saute du 8ème étage. Elle trouvait ça très agréable. A quelques secondes du macadam, elle ne s'était jamais sentie aussi libre, légère, et ressentait quelque chose d’indéfinissable comme la première gorgée de menthe à l'eau qu'on s'entend boire quand on a très soif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fur et à mesure qu’elle réalisait, que sa vie n’était maintenant plus très longue, au moment où elle passait devant la fenêtre de la voisine du 1er, ses pensées fusaient tous azimuts. Et que n’avait elle pas vécu ? Elle avait passé la vie, l’Amour. La vieillesse, le corps et les meilleures senteurs, elle n’en savait rien. N’avait pas vu ses enfants, Dieu, le soleil par en face… l’Amérique !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis, patratras…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;Anonyme&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4667593635952660338-659649104154331909?l=revuetresblanche.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuetresblanche.blogspot.com/feeds/659649104154331909/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4667593635952660338&amp;postID=659649104154331909' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4667593635952660338/posts/default/659649104154331909'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4667593635952660338/posts/default/659649104154331909'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuetresblanche.blogspot.com/2008/11/dabord-elle-ne-pensait-rien-anonyme.html' title='D&apos;abord elle ne pensait à rien - Anonyme'/><author><name>Monsieur H</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04082499756168617744</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4667593635952660338.post-2746355460936238602</id><published>2008-11-10T15:01:00.000+01:00</published><updated>2008-11-10T14:17:34.953+01:00</updated><title type='text'>Fleuve - Karel KARJALAN</title><content type='html'>Les ombres dorment sur le port&lt;br /&gt;Tue les Valya !&lt;br /&gt;Et sur le premier navire venu,&lt;br /&gt;à la prochaine Marée,&lt;br /&gt;embarque et fuis, encore, encore&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les absents ont toujours tort&lt;br /&gt;Oublie les Valya !&lt;br /&gt;Quand une flamme s’est perdue&lt;br /&gt;les mots ne sont plus, étrangers,&lt;br /&gt;que des fumées, des Sémaphores.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Partis demain, aux aurores&lt;br /&gt;Nous serons loin Valya !&lt;br /&gt;et dans les mers du Sud inconnues,&lt;br /&gt;sur l’Arche des oubliés,&lt;br /&gt;nous en irons vers le Bosphore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu crois entendre au-dehors&lt;br /&gt;le chœur immense des disparus,&lt;br /&gt;mais pas, profonds et continus,&lt;br /&gt;les Accords familiers&lt;br /&gt;de tous les chants des trompe-la-mort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce ne sont donc plus les mers du Nord,&lt;br /&gt;les maisons que tu as connues,&lt;br /&gt;écoute les donc, elles se sont tues&lt;br /&gt;les longues Plaintes mêlées&lt;br /&gt;de ceux qui ne sont qu’un, et qui dort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;Karel KARJALAN&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4667593635952660338-2746355460936238602?l=revuetresblanche.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuetresblanche.blogspot.com/feeds/2746355460936238602/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4667593635952660338&amp;postID=2746355460936238602' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4667593635952660338/posts/default/2746355460936238602'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4667593635952660338/posts/default/2746355460936238602'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuetresblanche.blogspot.com/2008/11/fleuve-karel-karjalan.html' title='Fleuve - Karel KARJALAN'/><author><name>Monsieur H</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04082499756168617744</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4667593635952660338.post-7309227833183521715</id><published>2008-11-10T15:00:00.000+01:00</published><updated>2008-11-10T14:17:16.493+01:00</updated><title type='text'>Mon frère dort - Foucauld GIULIANI</title><content type='html'>Mon frère dort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne dort pas recroquevillé comme certains. Non, mon frère dort étendu sur le dos, les mains le long du corps, les jambes droites. Sa respiration est régulière et ses paupières closes semblent accueillir dans leur renfoncement la pâle lumière de la nuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon frère a saisi la bonté de l’existence, il s’est donné à la nuit, il n’a pas cherché le sommeil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le sommeil l’a accueilli. Il a accepté le don de mon frère, il s’est emparé de ce corps confiant et serein. Il l’a empli de son souffle réconfortant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le sommeil apaise celui qui s’abandonne à son mystère ; il tourmente l’agité dont le corps tortueux se rend, résigné, accablé de fatigue, transpirant  de n’avoir pu lui confisquer son secret.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;Foucauld GIULIANI&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4667593635952660338-7309227833183521715?l=revuetresblanche.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuetresblanche.blogspot.com/feeds/7309227833183521715/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4667593635952660338&amp;postID=7309227833183521715' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4667593635952660338/posts/default/7309227833183521715'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4667593635952660338/posts/default/7309227833183521715'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuetresblanche.blogspot.com/2008/11/mon-frre-dort-foucauld-giuliani.html' title='Mon frère dort - Foucauld GIULIANI'/><author><name>Monsieur H</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04082499756168617744</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4667593635952660338.post-3353369446523911370</id><published>2008-11-05T23:05:00.001+01:00</published><updated>2008-11-09T18:43:36.976+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Divers'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Poésies'/><title type='text'>L'inspiration que je n'ai pas - Barbara HEBRARD</title><content type='html'>&lt;p align="center"&gt;L'inspiration   &lt;br /&gt;que je n'ai pas    &lt;br /&gt;va se transformer    &lt;br /&gt;en quelques lignes    &lt;br /&gt;en une suite    &lt;br /&gt;peut-&amp;#234;tre logique    &lt;br /&gt;de mots, qui,    &lt;br /&gt;bout &amp;#224; bout,    &lt;br /&gt;signifieront    &lt;br /&gt;un jour    &lt;br /&gt;quelque chose,    &lt;br /&gt;cette chose     &lt;br /&gt;qui veut dire    &lt;br /&gt;absence     &lt;br /&gt;d'inspiration    &lt;br /&gt;pour des mots    &lt;br /&gt;qui n'ont pas     &lt;br /&gt;de     &lt;br /&gt;langage.&lt;/p&gt;  &lt;p align="center"&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;  &lt;p align="right"&gt;Barbara HEBRARD.&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4667593635952660338-3353369446523911370?l=revuetresblanche.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuetresblanche.blogspot.com/feeds/3353369446523911370/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4667593635952660338&amp;postID=3353369446523911370' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4667593635952660338/posts/default/3353369446523911370'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4667593635952660338/posts/default/3353369446523911370'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuetresblanche.blogspot.com/2008/11/l-que-je-n-pas-barbara-hebrard.html' title='L&amp;#39;inspiration que je n&amp;#39;ai pas - Barbara HEBRARD'/><author><name>La Revue Très Blanche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11512796163877668476</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4667593635952660338.post-8139298431101158236</id><published>2008-11-05T22:23:00.001+01:00</published><updated>2008-11-09T18:44:18.130+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Nouvelles'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Théâtre'/><title type='text'>Acte III Scène 5 (épilogue d'une tragédie roumaine) - Karel KARJALAN</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: arial"&gt;&lt;span style="mso-tab-count: 1"&gt;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160; &lt;/span&gt;Acte III sc&amp;#232;ne 5 (&amp;#233;pilogue d'une trag&amp;#233;die roumaine)      &lt;p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: arial"&gt;     &lt;p&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;   &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: arial"&gt;     &lt;p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: arial"&gt;Elle &amp;#233;tait &amp;#233;tendue sur le sol poisseux d&amp;#8217;un bouge de Constan&amp;#231;a, sereine, inanim&amp;#233;e, morte.     &lt;p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: arial"&gt;     &lt;p&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;   &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: arial"&gt;Lorsque les plombs avaient transperc&amp;#233; sa poitrine, ne voulant pas croire que c&amp;#8217;&amp;#233;tait elle qui avait &amp;#233;t&amp;#233; touch&amp;#233;e, elle avait observ&amp;#233; autour d&amp;#8217;elle et avait essay&amp;#233; de convaincre du regard les clients qu&amp;#8217;elle &amp;#233;tait indemne. A leurs visages horrifi&amp;#233;s, elle avait compris qu&amp;#8217;il &amp;#233;tait temps de tomber, et n&amp;#8217;y tenant plus, s&amp;#8217;&amp;#233;tait laiss&amp;#233;e choir parmi les mariniers, les &amp;#171; commer&amp;#231;ants du soir &amp;#187;, les chauffeurs de taxi et les h&amp;#244;tesses qui hantaient encore le bar.     &lt;p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: arial"&gt;Malgr&amp;#233; la musique dance bulgare qui continuait de battre au rythme de son c&amp;#339;ur, et les n&amp;#233;ons qui diffusaient une faible lumi&amp;#232;re bleut&amp;#233;e pour persuader les clients que la nuit ne finirait pas, le soleil s&amp;#8217;&amp;#233;tait lev&amp;#233; sur la mer Noire. Le premier rayon du jour avait frapp&amp;#233; la salle sombre lorsque la porte s&amp;#8217;&amp;#233;tait ouverte ; instinctivement, elle avait tourn&amp;#233; la t&amp;#234;te, mais en fait de croiser ses yeux, elle n&amp;#8217;avait pu percevoir que le reflet du soleil sur l&amp;#8217;arme et l&amp;#8217;&amp;#233;tincelle qui avait jailli lorsqu&amp;#8217;il avait tir&amp;#233;, trois fois&amp;#8230; Mourir au lever du jour n&amp;#8217;&amp;#233;tait somme toute pas si difficile, mais agoniser &amp;#233;tendu &amp;#224; c&amp;#244;t&amp;#233; de son assassin, l&amp;#224; est l&amp;#8217;inacceptable.     &lt;p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: arial"&gt;L&amp;#8217;homme hirsute, ch&amp;#233;tif et aux traits fins et au visage blafard, qu&amp;#8217;elle avait aim&amp;#233; autrefois et qui lui avait tir&amp;#233; dessus, avait aussit&amp;#244;t pris le parti de faire se r&amp;#233;pandre son propre sang sur le m&amp;#234;me sol o&amp;#249; elle s&amp;#8217;&amp;#233;tait &amp;#233;croul&amp;#233;e. D&amp;#233;go&amp;#251;t&amp;#233;e &amp;#224; l&amp;#8217;id&amp;#233;e de voir leurs fluides se m&amp;#234;ler une nouvelle fois, elle roula sur elle m&amp;#234;me et chercha &amp;#224; se relever, en prenant appui sur ses coudes, mais elle mit fin &amp;#224; son effort lorsqu&amp;#8217;elle sentit un voile se poser sur ses yeux, et r&amp;#233;solue, se laissa retomber sur le dos. Arrachant une &amp;#233;paule au sol, elle jeta un regard &amp;#224; l&amp;#8217;autre ; il avait r&amp;#233;ussi &amp;#224; s&amp;#8217;enlever la vie proprement ; le rat, les bras en croix, ne bougeait plus, tandis qu&amp;#8217;un filet d&amp;#8217;h&amp;#233;moglobine, par un flux r&amp;#233;gulier, s&amp;#8217;&amp;#233;chappait de son globe oculaire. Rassur&amp;#233;e, elle laissa son regard se porter vers le bassin &amp;#224; flot par lequel les eaux brunes du Fleuve se d&amp;#233;versaient dans la mer ; un porte conteneur flambant neuf en sortait, sur sa poupe avait &amp;#233;t&amp;#233; peint en caract&amp;#232;res cyrilliques son nom ainsi que son futur port d&amp;#8217;attache :&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt;&amp;#160; &lt;/span&gt;Moldavanka&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt;&amp;#160; &lt;/span&gt;- Odessa      &lt;p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: arial"&gt;Aurait-elle le temps de le voir dispara&amp;#238;tre &amp;#224; l&amp;#8217;horizon ou perdrait-elle connaissance avant ? Tandis qu&amp;#8217;elle songeait s&amp;#8217;affairait autour d&amp;#8217;elle la troupe des noctambules paniqu&amp;#233;s et maladroits ; on lui proposait de l&amp;#8217;eau, de la twsika, un vieux matelot parlait de chirurgie de marine, et d&amp;#8217;autres s&amp;#8217;assuraient de la mort du tireur en ass&amp;#233;nant &amp;#224; son corps de violent coups de bottes dans les c&amp;#244;tes. Elle porta la main &amp;#224; son ventre, la retira aussit&amp;#244;t, poisseuse, puis regarda encore une fois vers le bateau. Lentement, il sortait de la rade, lentement, sans heurts, in&amp;#233;luctablement&amp;#8230;     &lt;p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: arial"&gt;     &lt;p&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;   &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: arial"&gt;Elle avait laiss&amp;#233; ses yeux se fermer. Soudain il faisait jour.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none" align="right"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: arial"&gt;Karel KARJALAN     &lt;p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4667593635952660338-8139298431101158236?l=revuetresblanche.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuetresblanche.blogspot.com/feeds/8139298431101158236/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4667593635952660338&amp;postID=8139298431101158236' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4667593635952660338/posts/default/8139298431101158236'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4667593635952660338/posts/default/8139298431101158236'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuetresblanche.blogspot.com/2008/11/acte-iii-scne-5-pilogue-d-tragdie.html' title='Acte III Scène 5 (épilogue d&amp;#39;une tragédie roumaine) - Karel KARJALAN'/><author><name>La Revue Très Blanche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11512796163877668476</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4667593635952660338.post-4870223402562212931</id><published>2008-11-05T22:10:00.002+01:00</published><updated>2008-11-09T18:43:31.881+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Poésies'/><title type='text'>Danse éclatée - Baptiste BLOCH</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;1.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Vision d&amp;#8217;azur&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;En pente rase&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;   &lt;p&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Sur la jet&amp;#233;e&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;S&amp;#8217;estompe verte&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;   &lt;p&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Cette robe&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;   &lt;p&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;2.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Sombre glisse&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;L&amp;#8217;ombre lisse&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;   &lt;p&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Et libre enfin&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Musique&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;   &lt;p&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;3.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;La brume bleue&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Bascule&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Se brise&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;   &lt;p&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;La bise au bal&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;  &lt;p align="right"&gt;Baptiste BLOCH&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4667593635952660338-4870223402562212931?l=revuetresblanche.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuetresblanche.blogspot.com/feeds/4870223402562212931/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4667593635952660338&amp;postID=4870223402562212931' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4667593635952660338/posts/default/4870223402562212931'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4667593635952660338/posts/default/4870223402562212931'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuetresblanche.blogspot.com/2008/11/danse-clate-baptiste-bloch.html' title='Danse éclatée - Baptiste BLOCH'/><author><name>La Revue Très Blanche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11512796163877668476</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4667593635952660338.post-5226131960112341028</id><published>2008-10-30T11:25:00.002+01:00</published><updated>2008-10-30T11:28:27.957+01:00</updated><title type='text'>Votez Revue très Blanche !</title><content type='html'>Les votes ont commencé ce matin et durent jusqu'à lundi. Soutenez la nouvelle revue littéraire &lt;a href="http://assoc.sciences-po.fr/assoc/PckSoutien.PrcIndex?ptype=SA"&gt;ici&lt;/a&gt;. N'oubliez pas qu'il est important de soutenir de petites associations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si nous sommes reconnus, à suivre très rapidement : mise à jour du blog et sortie du numéro 1 en papier !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4667593635952660338-5226131960112341028?l=revuetresblanche.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuetresblanche.blogspot.com/feeds/5226131960112341028/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4667593635952660338&amp;postID=5226131960112341028' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4667593635952660338/posts/default/5226131960112341028'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4667593635952660338/posts/default/5226131960112341028'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuetresblanche.blogspot.com/2008/10/votez-revue-trs-blanche.html' title='Votez Revue très Blanche !'/><author><name>Monsieur H</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04082499756168617744</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4667593635952660338.post-7012193232236292335</id><published>2008-10-21T00:18:00.000+02:00</published><updated>2008-10-21T00:24:37.352+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Divers'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Poésies'/><title type='text'>Cigarette - Anonyme</title><content type='html'>&lt;p&gt;Elle avait des lèvres toutes roses et des dents toutes blanches. Assise sur un mur, elle fumait une fumée pas fumée qui partait doucement dans les airs, et faisait l'effet du lait qui se dissipe. Elle semblait tout à fait légère, s' envolant ainsi, et pourtant parfaitement lourde à la nuit, cette fumée blanche. Elle faisait des arabesques et des circonvolutions improvisées sous la lumière. A mes questions, elle a répondu qu'elle sacrifiait sa jeunesse pour la pure esthétique de cinq minutes ; son argument m'a convaincu.&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: right;"&gt;Anonyme.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4667593635952660338-7012193232236292335?l=revuetresblanche.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuetresblanche.blogspot.com/feeds/7012193232236292335/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4667593635952660338&amp;postID=7012193232236292335' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4667593635952660338/posts/default/7012193232236292335'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4667593635952660338/posts/default/7012193232236292335'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuetresblanche.blogspot.com/2008/10/cigarette-anonyme.html' title='Cigarette - Anonyme'/><author><name>La Revue Très Blanche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11512796163877668476</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4667593635952660338.post-3803140556632456136</id><published>2008-10-21T00:16:00.000+02:00</published><updated>2008-10-21T00:24:37.353+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Divers'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Poésies'/><title type='text'>Maton, t'es con - Gilles LETELIER</title><content type='html'>&lt;p&gt;Maton, t&amp;#8217;es con. C&amp;#8217;est crach&amp;#233;, pas justifi&amp;#233; ? Bling-bling m&amp;#233;dullaire des heures l&amp;#233;th&amp;#233;enes, &amp;#231;a lance dans ma t&amp;#234;te, salope de migraine. Et des loquets qui puent le stupre ; le stupre des impasses auxquelles je colle mon &amp;#339;il avide. Enflure, &amp;#231;a me tue. Maton, t&amp;#8217;es con. Te prive pas, continue ton rituel obsc&amp;#232;ne &amp;#224; en gerber mes visc&amp;#232;res, dandine ton cul repu dans les bas-fonds de c&amp;#8217;te pute libert&amp;#233;, o&amp;#249; j&amp;#8217;peux m&amp;#234;me pas foutre les pieds. Maton, t&amp;#8217;es con. M&amp;#234;me ta bonhommie obs&amp;#233;quieuse, elle m&amp;#8217;esquinte, m&amp;#8217;assassine. Je t&amp;#8217;attrape, je te cr&amp;#232;ve. Ravale ta dope de dupe, tes oripeaux doucereux ; j&amp;#8217;ai le sourire carnassier. Dans l&amp;#8217;obscurit&amp;#233; o&amp;#249; on cr&amp;#232;che, &amp;#231;a r&amp;#233;sonne faux-perch&amp;#233;, tes gros souliers, &amp;#224; s&amp;#8217;pavoiser. T&amp;#8217;es le sel de notre peine : on t&amp;#8217;ex&amp;#232;cre. Maton, t&amp;#8217;es con. Et gaffe au mim&amp;#233;tisme, toi et moi, &amp;#224; une porte toute pr&amp;#232;s, on est d&amp;#8217;la m&amp;#234;me et pire esp&amp;#232;ce, d&amp;#8217;celle qui l&amp;#232;che la fosse sceptique d&amp;#8217;madame Soci&amp;#233;t&amp;#233;. Maton, t&amp;#8217;es con. Traine pas trop au tournant ou j&amp;#8217;te ferai mis&amp;#232;re. Tomb&amp;#233; une fois, peut-&amp;#234;tre m&amp;#234;me quelques fois mais comment qu&amp;#8217;j&amp;#8217;me rel&amp;#232;ve, toi qui es si malin ? Clapier puant ; promiscuit&amp;#233; maladive ; chairs &amp;#233;corch&amp;#233;es, solitudes exil&amp;#233;es : et &lt;i&gt;&amp;#234;tre&lt;/i&gt;, comment? Rien &amp;#224; quoi s&amp;#8217;raccrocher, que des parois suintantes. J&amp;#8217;te tousserais ma tuberculose de damn&amp;#233;. Maton, t&amp;#8217;es con. Ya pas de prise, pas d&amp;#8217;emprise. J&amp;#8217;me casse les dents sur les barreaux, rien que pour ressentir ; d&amp;#8217;ma mine patibulaire, j&amp;#8217;fais craquer les molaires. J&amp;#8217;m&amp;#8217;&amp;#226;bime, me mutile ; qu&amp;#8217;importe, &amp;#231;a rend moins mort que vie. Maton, t&amp;#8217;es con. T&amp;#8217;as rien fait ? Que tu dis. T&amp;#8217;as oubli&amp;#233; alors viens pas pleurer quand j&amp;#8217;remplis tout mon vide phystique d&amp;#8217;un &amp;#171; &lt;i&gt;maton, t&amp;#8217;es con &amp;#187;&lt;/i&gt;. Moi, j&amp;#8217;ai plus que ma haine pour pas taire &amp;#8211; comme tu l&amp;#8217;as fait, comme ils l&amp;#8217;ont fait &amp;#8211; qu&amp;#8217;suis pas autre chose qu&amp;#8217;un Homme.&lt;/p&gt;  &lt;p align="right"&gt;Gilles LETELIER&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4667593635952660338-3803140556632456136?l=revuetresblanche.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuetresblanche.blogspot.com/feeds/3803140556632456136/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4667593635952660338&amp;postID=3803140556632456136' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4667593635952660338/posts/default/3803140556632456136'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4667593635952660338/posts/default/3803140556632456136'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuetresblanche.blogspot.com/2008/10/maton-t-con-gilles-letelier.html' title='Maton, t&amp;#39;es con - Gilles LETELIER'/><author><name>La Revue Très Blanche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11512796163877668476</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4667593635952660338.post-2553612532073598572</id><published>2008-10-21T00:04:00.001+02:00</published><updated>2008-10-21T00:24:24.224+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Nouvelles'/><title type='text'>Pain d'épice - Caporal CURZIO</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;Au Café des gens saoûls y viennent principalement de la vieille viande à comptoir, des éclopés de l'âme, des rêveurs aussi mais pas du style révolutionnaire. On y trouvait aussi de vieux pervers amateurs de frous-frous venus respirer la mousseline de la patronne et tâter de la cuisse, en rêve, auprès des danseuses légères. C'est là bien dans l'ensemble des gens seuls, ainsi que les amis des gens seuls qui viennent là. Cela donnait à leur solitude une bien étrange inspiration métaphysique : des pas tout à fait désespérés mais qui vendraient bien leur âme pour un demi chagrin de tendresse.   &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;J’observais l’alcoolémie ambiante, tous les soirs attablée. Les habits de ceux qui en profitent sont de loques grises bien pelliculeuses, tout comme leurs vies en flocons d’avoine, sec et sans amour, qui pollue pas mal l’existence et qu’on balayera bientôt à jamais d’un revers de la main.   &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;C'était un vieux tripot tout vert plein de putes vieille France bon marché qui ne font plus guère bander que quelques dégénérés ; trop usés dans leur coeur pour ça dans la rue et trop misérables pour ça en face : chez Nana, là où qu'on en trouvait des belles de Minettes, et de la pas rebelle en plus, c'était plus cher. J'y étais père maquereau depuis dix ans, près de Pantin, là qu'était un peu ma maison, en somme.   &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;Je venais chez la concurrence, si l’on peut dire, parler avec la direction. J'avais un Coca-Cola sans glace (par économie). Les grosses bulles tièdes et brunes remontaient péniblement à la surface et faisaient toutes conglomérées les unes aux autres : "Pshhht !". Les plus épaisses et les plus indisciplinées formaient ensemble une couronne beige bulleuse prenant la forme du verre, déjà sali par l'entame de mes grosses lèvres. J'aurais souhaité être triton et m'y baigner plutôt qu'à être là dans ce rade. Si j'avais été un tout petit triton, du genre spermatozoïdal, j'aurais même pu foncer tout au fond et m'accrocher au gaz, le chevaucher en rodéo puis enfin me laisser couler par en bas de la mélasse liquide qui pour l'heure me collait bien aux dents. J'imaginais à présent mon rendez-vous qui était en retard.   &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;On m’avait placé dans ce genre de résidus placards à balais où des mesquines offraient leurs corps dans les bordels pour cher sans doute, mais en totale discrétion. Je ne pouvais pas m’empêcher de penser que la maquerelle d’ici bas voulait m’amadouer, et je bandais un peu comme un salopard à vrai dire, à l’idée qu’une malheureuse viendrait me faire des choses dégoûtantes. J’étais d’habitude réticent à ces pratiques quoiqu’en ayant fait mon gagne-pain, mais ma morale s’était bien accommodée du scénario selon lequel, ne payant pas (j’étais ici « invité » en quelque sorte), il n’était pas question de prostitution.   &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;J’entamais un second quart d’heure de fantasmagories diverses dans l’attente. Il y avait dans l’air une méchante lubricité toute vicieuse qui me faisait dire que la patronne faisait bien son métier, qu’une ambiance comme celle là manquait à mon tripot. Nous étions certes gens de bonne éducation en face, mais enfin je concède volontiers que l’obscène et le crapuleux faisaient monter en moi quelque chose de, Oh ! bien malpropre oui ! très insoupçonné aussi. J’entendais les bruits sourds de la musique derrière les murs en mur et la tapisserie rouge. La chaleur suffocante m’a fait retirer ma veste et liquider mon Coca chaud. La sensation que d’être dans cette pièce c’était comme être dans une bulle d’air propre dans cet environnement plutôt toxique me faisait me sentir bien.   &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;Me trouver ainsi dans un lieu certes médiocre, mais comme un îlot dans une mer nauséabonde, me faisait parvenir quelques méditations. Chez moi, chez Nana, c’était tout propre, de l’idéal à perte de vue ! Du parfait aux murs des boîtes, et c’est là le problème ! Je veux dire par là que quand mes filles bien jolies vous tendent leur sexe glacé, vous agissez bien sûr, vous en trouvez l’énergie, mais enfin l’âme est comme morte en dedans, tout au moins, absente. J’étais ici dans l’atmosphère au sommet de l’excitation par quelque chose d’un peu mystique et sale. Tout tendu. Et la garce ! Ce rendez vous qui n’arrivait pas…   &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;La porte s’ouvre. J’aperçois enfin ce que j’attends, bandé comme un arc prêt à décocher la flèche : c’est ma douce Lucie, mon amoureuse du Cours Elémentaire avec qui je partageais mon pain d’épice…&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt; text-align: right;"&gt;Caporal CURZIO&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4667593635952660338-2553612532073598572?l=revuetresblanche.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuetresblanche.blogspot.com/feeds/2553612532073598572/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4667593635952660338&amp;postID=2553612532073598572' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4667593635952660338/posts/default/2553612532073598572'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4667593635952660338/posts/default/2553612532073598572'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuetresblanche.blogspot.com/2008/10/pain-d-caporal-curzio.html' title='Pain d&amp;#39;épice - Caporal CURZIO'/><author><name>La Revue Très Blanche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11512796163877668476</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4667593635952660338.post-1995047211567530343</id><published>2008-10-20T21:26:00.001+02:00</published><updated>2008-10-21T00:24:24.225+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Nouvelles'/><title type='text'>Elle descend de l'avion - Barbara HEBRARD</title><content type='html'>&lt;div class="Section1"&gt;   &lt;p class="Default" style="text-indent: 35pt; text-align: justify"&gt;Elle descend de l’avion. En se tortillant. Cul à droite. Cul à gauche. Un balancier régulier. Un métronome parfait. De face, on imagine déjà le beau petit cul. Un sourire discret. Les cheveux au vent, ramenés sur le devant. Grande. Brune. Belle.      &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="Default" style="text-align: justify"&gt;Lui, à côté. Ils se tiennent par la main. Grosses lunettes. Costard sombre. Cravate. La classe. Un peu bedonnant. Pour son âge, c’est normal. Plus petit qu’elle.      &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="Default" style="text-align: justify"&gt;Ils se tiennent par la main. Ils avancent. Synchroniquement. Presque majestueusement. Un brin people. Les gardes du corps, pas très loin derrière, sans doute focalisés sur ce petit cul, ce petit cul en balancier, qui se trémousse au fil du vent. Forcément distraits.      &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="Default" style="text-align: justify"&gt;Ils avancent, souriants, dans la chaleur suave de l’air ensoleillé. Marche par marche. Sur un tapis rouge. Glamour. Dernière marche. La dernière avant de toucher le sol. Et puis, un sifflement dans l’air. Quelque chose se passe sur le tapis. Comme si une force invisible le tirait. Alors, comme un château de cartes qui lentement s’écoule, il glisse sur le tapis. Dans un mouvement fluide et lent. Comme sur un toboggan. Pendant ce temps, elle est restée debout. Elle a juste senti une main lui échapper. Puis comprend l’instant d’une seconde.      &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="Default" style="text-align: justify"&gt;Merde. Infarctus ? Il fait un footing tous les matins, mais à son âge, c’est fréquent. Prise d’un mouvement de recul, elle se penche. Une petite goutte de sang perle et se fond dans le rouge du tapis. Elle crie. D’horreur. Lui. Ce n’est pas possible.      &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="Default" style="text-align: justify"&gt;Un mouvement de panique. Un instant de psychose. Elle qui crie. Ne se soucie même plus de ce qui l’entoure. En se baissant, sa minijupe se soulève et dévoile son petit cul. Autour, les gardes du corps semblent ne pas comprendre, atterrés par la scène qui vient de se dérouler. Sous leurs yeux. Comme ça. En plein jour. Venant de nulle par. Il a juste glissé le long du tapis. Rouge. En bas, les journalistes. Abasourdis. La scène se passe au ralenti. Comme dans un film. Elle a l’impression de voir les autres en fond d’écran, des visages, des corps qui passent. Réalisant peu à peu, mais refusant de comprendre. La réalité dépasse l’entendement. Le cerveau peine à admettre l’irréalisable. Les secours arrivent. Tout le monde est affolé. Des bonhommes rouges et oranges. Comme sur un plateau de dames. Des pions qui se déplacent. Une ambulance arrive. Civière. Massage cardiaque. On l’emmène. Il est parti. La scène est finie. Elle peut maintenant s’effondrer. Alors de son poids plume elle glisse aussi sur le tapis. Dans sa chute elle aurait pu se casser une cheville vu la hauteur de ses talons. Ces hauts talons compensés. En plastoc. Un corps sur fond rouge. Ils l’emmènent aussi. La garce.      &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="Default" style="text-indent: 35pt; text-align: justify"&gt;Je suis assis devant mon écran, dans cet immeuble pourri. Canapé défoncé, une chaise, un lit. Ma piaule quoi. Mais j’aime l’ambiance de merde qui règne ici. Comme ma vie de merde. Ils m’ont bien payé. J’ai plein de pognon. Je me casse dans trois heures. La Floride, ça me plaît bien. Je regarde un vieux film pourri mais je m’en fous. Le poste capte qu’une seule chaîne. La fille à l’écran se fait sauter. Je ne suis même pas excité. Je ne bande même pas. Avec l’âge, je deviens de plus en plus difficile. Alors, je me masturbe là, devant cette fille immonde, dans cet immeuble minable. Je n’éprouve même plus de plaisir. Je suis frustré. Vivement que je me casse. Je remonte ma braguette. L’image se brouille. La fille disparaît. &lt;/p&gt;    &lt;p class="Default" style="text-indent: 35pt; text-align: justify"&gt;Flash spécial. Putain ils nous emmerdent. Flash spécial. Extrême importance. Ils font vraiment chier ces connards. J’écoute quand même.      &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p&gt;&lt;/p&gt; &lt;/div&gt;  &lt;div class="Section2"&gt;   &lt;p class="Default" style="text-align: justify"&gt;Et puis dans un mouvement de rage, je fous la télé en l’air. Elle implose. Toute seule. Dans un grand fracas. Le poing en sang. Putain ces connards. Comment c’est possible. J’avais bien visé pourtant. Faut que je me tire. Vite. Valise. Papiers. Billets. La seringue sur le bord du lavabo. Un gars comme moi, on l’élimine vite. J’ai une chance. Ils savent pas que c’est moi. J’ai laissé aucune trace. J’ai de l’avance. Putain c’est vraiment la merde. L’autre connard s’en est sorti. Pourtant je suis sûr d’avoir bien visé. Ma carrière est foutue. On va me rechercher s’ils trouvent ma trace. Et les autres vont vouloir récupérer le pognon. M’éliminer aussi. Pas que je parle. De toute façon, je suis cuit. Un gars comme moi, un salaud, un connard, on s’en fout. Grouille-toi, putain, grouille. La Floride, vite. Tout ça pour un règlement de compte et une histoire de fesses. Une histoire de garces. Tous les mêmes ces politiques. Je voulais pas pourtant être mêlé à leurs histoires, et puis comme j’avais besoin de fric…      &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="Default" style="text-indent: 35pt; text-align: justify"&gt;Elle est assise là. Dans un fauteuil en cuir. Robe rouge moulant ses petits seins et son petit cul. Elle est belle mais un peu desséchée. On imagine sous la robe deux mamelons durs et dressés. Un peu trop maigre. Un verre de champagne à la main, elle regarde au loin. Sans voir. Perdue dans ses pensées. Elle exulte. Presque une envie de se faire sauter. Etonnamment. Cet enfoiré est buté. Bien fait pour sa gueule. C’est fini. Personne ne pensera à elle. A pris soin de dissimuler toutes les pistes. Hors d’atteinte. Avec du fric et de la perfidie, on fait bien les choses. Elle. Elle qui a tout pensé. Vengeance. Un gars arrive. Elle lui fait signe qu’elle veut être seule. Dans cette chambre d’hôtel somptueuse. Elle repense à ce connard. Celui qui l’a humiliée. Repense à son corps repoussant. Comment a-t-elle pu… Peut-être un instinct de chair, une envie de performance. Je peux me taper tout le monde. Au départ pourtant, elle l’aimait peut-être. Elle ne se souvient plus. Elle a oublié. Elle sait une chose : qu’elle ne le supportait plus. Sa voix. Son corps. Ses appels. Sa bite. Son omniprésence malgré la rupture. Malgré la distance. New York n’avait pas suffi à l’éloigner. Le rapace revenait dans sa vie. Et puis c’est devenu insupportable. Le pire, c’est quand il s’est mis avec cette garce. Personne n’y croyait. Je me sentais encore plus humiliée. De voir cette insolence émaner de cette fille. Je ne pouvais plus voir ça. Ni mon enfoiré d’ex-mari. Ni cette pute qui l’accompagnait. Salope. Je regardais le vernis de mes ongles. J’étais fière de moi. Rouge passion, parfaitement étalé. Minutieusement. Méticuleusement. Avec un pinceau, de haut en bas. Mouvements réguliers. French manucure. J’aime que les choses soient bien faites. Précision, ordre, justesse. En apparence, image de femme ordonnée. Tout bouillonne dans ma tête. Personne au monde ne soupçonnerait de telles pensées. Aussi vulgaires. Aussi immondes. Je ne suis pas ce genre de femmes. Je trempe mes lèvres dans le champagne. C’est frais. Exquis. Les bulles sont fines. Elles remontent vers la surface. Pétillantes. Insolentes. Comme je les aime. C’est quand même beau la vie. Je suis vengée. Tout est fini. Je suis tranquille. Son image ne me hantera plus.      &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="Default" style="text-indent: 35pt; text-align: justify"&gt;Paris, hôpital Saint Anne. La plus grande chambre de l’hôpital. Un homme. Des draps blancs. Il mange un flamby, cet espèce de truc jaune immonde qu’on bouffe à la cantine. Un genre de yaourt au caramel. Une bouillie ferme. Dégueulasse. Pour l’instant, dans sa tête, c’est un peu comme un flamby. Il ne se souvient de rien. En train de descendre les marches. Le tapis rouge. Elle, à côté. Son sourire béat. Ses talons. Son cul, surtout… Les journalistes. Et puis, le ciel bleu. Quelque chose se dérobe sous mes pieds. Je tombe dans un tourbillon chaud. La même sensation que le matin après avoir fait l’amour. Des femmes, j’en ai connues. Je ne le dis pas trop haut, ça m’attirerait des scandales. Il y en a déjà suffisamment comme ça. Celles que je préfère je crois, c’est les brunes, grandes. Petits seins que tu tiens à peine dans la main. Qui se dressent de façon insolente. Longues jambes qui vous prennent en arceau. Vous emprisonnent. Petit cul qui balance. Gauche. Droite. Et ça vous accompagne en voyage, pour les réceptions officielles… Un chat qui vous suit, ronronnant constamment.  &lt;/p&gt;&lt;p&gt; &lt;/p&gt;   &lt;p&gt;&lt;/p&gt; &lt;/div&gt;  &lt;p class="Default" style="text-align: justify"&gt;J’ai tout de même quelques avantages. Heureusement. Enfin en attendant je suis là, cloué dans ce lit. J’ai quand même failli y passer. Ma petite chatte est là, câline, attentionnée. Pas très viril. Je me demande qui a bien pu faire le coup. Un malade. Un psychopathe. Apparemment, c’est un connaisseur. On ne sait pas d’où la balle est venue. Rien sur les caméras. Aucun suspect. Une vengeance divine ? Il faut dire que j’ai pu me faire pas mal d’ennemis… Enfin, l’essentiel est là. Je suis en vie. Avec ma petite chatte. La balle aurait aussi pu la toucher. Enfin, j’en aurais retrouvé une… Grande, brune. Ou j’aurais rappelé l’Autre. Cette autre qui a hantée ma vie, mon inconscient, qui restera toujours dans mon esprit, reine de mes fantasmes, de ma jouissance. Salope. Elle s’est cassée à New York. Ne répond pas à mes messages. A mes appels. Tant pis. Elle l’aura voulu. Sale garce. Dans la brume qui m’entoure, je souris à ma brune. Ma petite chatte. Elle me tend un autre flamby. Me nourrit à la cuillère. Maladroitement, une cuillère vient s’écraser sur le drap blanc. Gicle. Du sperme. Putain, fais gaffe. Essuie. Lèche. Pas très douée quand même… Pour l’instant, je suis dans ces draps. Mon rétablissement n’est pas encore officiel. Je ne sais pas si j’arriverais à redevenir celui que j’étais. Partout où j’irai, j’aurais peur je pense. En fait, je suis un vrai trouillard. Je l’ai toujours été. Je suis un branleur. Je n’ai pas de couilles.&lt;/p&gt;  &lt;p class="Default" style="text-align: justify"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="Default" style="text-align: justify"&gt;Barbara HEBRARD&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4667593635952660338-1995047211567530343?l=revuetresblanche.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuetresblanche.blogspot.com/feeds/1995047211567530343/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4667593635952660338&amp;postID=1995047211567530343' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4667593635952660338/posts/default/1995047211567530343'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4667593635952660338/posts/default/1995047211567530343'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuetresblanche.blogspot.com/2008/10/elle-descend-de-l-barbara-hebrard.html' title='Elle descend de l&amp;#39;avion - Barbara HEBRARD'/><author><name>La Revue Très Blanche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11512796163877668476</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4667593635952660338.post-3399415442241211887</id><published>2008-10-20T20:39:00.001+02:00</published><updated>2008-10-20T21:17:25.370+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Nouvelles'/><title type='text'>La Haine du matin - Ernest COLLOPE</title><content type='html'>&lt;p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt; line-height: 150%"&gt;8h45. Il monte dans la rame. S&amp;#251;rement dix minutes de retard pour aller au bureau. D&amp;#233;j&amp;#224;, le m&amp;#233;tro est plus vide que d&amp;#8217;habitude. Il n&amp;#8217;a pas eu besoin de s&amp;#8217;&amp;#233;craser contre un autre type en costume-cravate pour pouvoir entrer.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 150%"&gt;&lt;span style="mso-tab-count: 1"&gt;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160; &lt;/span&gt;D&amp;#8217;habitude, pas besoin de s&amp;#8217;accrocher &amp;#224; une barre pour ne pas tomber quand le train d&amp;#233;marre : le type en costume-cravate &amp;#224; sa gauche amortit le choc. Tous les autres types en costume-cravate amortissent le choc. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 150%"&gt;&lt;span style="mso-tab-count: 1"&gt;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160; &lt;/span&gt;Il s&amp;#8217;accroche &amp;#224; la barre pr&amp;#232;s de la porte pour amortir le choc. D&amp;#8217;habitude, il ne sait pas quoi faire de son attach&amp;#233;-case, o&amp;#249; le caser. Il doit se baisser avec difficult&amp;#233; pour le coincer entre ses pieds. Ou alors il n&amp;#8217;y arrive pas, trop de monde. Il le laisse flotter entre les jambes et les fesses en serrant la poign&amp;#233;e bien fort, pour ne pas le laisser couler sur les corps glissants. Il regarde autour de lui : est-ce que quelqu&amp;#8217;un a une t&amp;#234;te &amp;#224; vouloir le voler ? Calvities, cr&amp;#226;nes chauves et visages ferm&amp;#233;s. Non, &amp;#231;a a l&amp;#8217;air bon.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 150%"&gt;&lt;span style="mso-tab-count: 1"&gt;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160; &lt;/span&gt;Aujourd&amp;#8217;hui, pas la peine de s&amp;#8217;embarrasser. Il pose la mallette par terre, l&amp;#8217;appuie sur sa cheville gauche. Il rel&amp;#232;ve la t&amp;#234;te. D&amp;#8217;habitude il commence d&amp;#233;j&amp;#224; &amp;#224; transpirer. Tout le monde transpire. Les chemises collent &amp;#224; la peau. Les cravates se froissent. La sueur coule sous les cheveux. Les mains moites se fr&amp;#244;lent et s&amp;#8217;&amp;#233;vitent. Le type, derri&amp;#232;re, lui expire sur la nuque.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 150%"&gt;&lt;span style="mso-tab-count: 1"&gt;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160; &lt;/span&gt;D&amp;#8217;habitude, en entrant dans le m&amp;#233;tro, j&amp;#8217;&amp;#233;prouve quelques difficult&amp;#233;s &amp;#224; me sentir comme l&amp;#8217;&amp;#234;tre humain que je suis pourtant cens&amp;#233; &amp;#234;tre. Serr&amp;#233;s comme des sardines, on dit serr&amp;#233;s comme des sardines, mais &amp;#231;a n&amp;#8217;est pas &amp;#231;a. On n&amp;#8217;est pas serr&amp;#233;, on n&amp;#8217;est pas. Prendre conscience de fa&amp;#231;on palpable, imm&amp;#233;diate, qu&amp;#8217;on n&amp;#8217;est qu&amp;#8217;un &amp;#233;chantillon de cette grosse viande humide enfourn&amp;#233;e dans la bo&amp;#238;te du m&amp;#233;tro. La viande humide que sont tous ces gens coll&amp;#233;s les uns aux autres, et dont je ne suis qu&amp;#8217;une partie. Mes jambes, mes bras, tout &amp;#231;a, &amp;#231;a n&amp;#8217;est qu&amp;#8217;une partie du gros morceau de viande. Je ne peux pas bouger mes jambes, je ne peux pas bouger mes bras, je ne fais que les regarder. Je me regarde. Il. Dans la bo&amp;#238;te du m&amp;#233;tro. Mais ce n&amp;#8217;est pas une bo&amp;#238;te. C&amp;#8217;est plut&amp;#244;t comme un emballage en plastique fin. Collant. Glissant. Qui se froisse dans les virages et qui couine sur les rails en ralentissant pour s&amp;#8217;arr&amp;#234;ter &amp;#224; la station suivante. Et les bouts de la viande s&amp;#8217;accrochent sur le plastique mou pour ne pas tomber. Ils ont chaud tout d&amp;#8217;un coup. Ca fait du jus de transpiration.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt; line-height: 150%"&gt;Aujourd&amp;#8217;hui, il ne transpire pas. Pas de corps en nage pour l&amp;#8217;emp&amp;#234;cher de sentir la puanteur des &amp;#233;gouts. La foule des bureaux est d&amp;#233;j&amp;#224; pass&amp;#233;e : un petit monde r&amp;#233;gl&amp;#233; au chronom&amp;#232;tre. Pourtant, il ne peut pas s&amp;#8217;asseoir. Il y a tout de m&amp;#234;me trop de monde. Mais ce n&amp;#8217;est plus le m&amp;#234;me monde. Aujourd&amp;#8217;hui, on ne lit pas le journal : on discute. Aujourd&amp;#8217;hui, on ne regarde pas sa montre, anxieusement : on somnole. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt; line-height: 150%"&gt;Dix minutes de retard et c&amp;#8217;est la foule des bourlingueurs qui a pris place sur les banquettes. Quelques types avec des &amp;#233;tuis &amp;#224; instruments, s&amp;#251;rement un orchestre de jazz qui vient de remballer son mat&amp;#233;riel apr&amp;#232;s avoir pass&amp;#233; la nuit &amp;#224; jouer dans une bo&amp;#238;te. Il y en a qui ferment les yeux : crev&amp;#233;s. Il y en a qui regardent par la fen&amp;#234;tre, le regard fix&amp;#233; sur les murs du tunnel. Ils suivent les c&amp;#226;bles qui se balancent entre les ampoules de n&amp;#233;on dispos&amp;#233;es tous les quinze m&amp;#232;tres. On dirait qu&amp;#8217;ils s&amp;#8217;agitent, comme des gros serpents. Enfin, ils n&amp;#8217;ont s&amp;#251;rement jamais vu un gros serpent, surtout un gros serpent qui s&amp;#8217;agite comme &amp;#231;a. Enfin, &amp;#231;a doit quand m&amp;#234;me s&amp;#8217;agiter comme &amp;#231;a, un gros serpent. C&amp;#8217;est le mouvement. Secousse. Les yeux : cern&amp;#233;s. Il y en a aussi qui discutent, la bouche p&amp;#226;teuse, mais ils ne savent m&amp;#234;me plus de quoi ils parlent. Les yeux fix&amp;#233;s sur le plafond, ou sur le deuxi&amp;#232;me bouton de l&amp;#8217;imper, en partant du haut, il est mal mis dans la boutonni&amp;#232;re. Comme si &amp;#231;a avait un int&amp;#233;r&amp;#234;t, le deuxi&amp;#232;me bouton de l&amp;#8217;imper. Trop crev&amp;#233;. Celui-l&amp;#224; se gratte avec sa main gauche l&amp;#8217;&amp;#339;il gauche sous les lunettes. Ca pique, s&amp;#251;rement, pas dormi. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt; line-height: 150%"&gt;Au milieu de l&amp;#8217;orchestre il y a les deux amoureux. Ils reviennent de l&amp;#8217;h&amp;#244;tel, s&amp;#251;rement. Il a dit &amp;#224; ses vieux qu&amp;#8217;il allait dormir chez son ami Paul. Elle a dit &amp;#224; ses vieux qu&amp;#8217;elle allait dormir chez la cousine Mary. Pourquoi pas. Maintenant ils rentrent, ils vont faire semblant d&amp;#8217;avoir dormi. Oui oui, je me suis bien amus&amp;#233; maman&amp;#8230;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt; line-height: 150%"&gt;Montre. Merde merde, je suis en retard. Pas humain, obliger ses gosses &amp;#224; en arriver l&amp;#224;. Tu feras pareil. Se souvenir de ne pas faire pareil. Et puis non. Ils ne rentrent pas de l&amp;#8217;h&amp;#244;tel. On n&amp;#8217;en sait rien. C&amp;#8217;est comme une image. On peut la toucher, on peut la regarder, mais pourquoi ils sont l&amp;#224;&amp;#8230;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt; line-height: 150%"&gt;On n&amp;#8217;en sait rien. En fin de compte, on s&amp;#8217;en fiche. Ils s&amp;#8217;en fichent de moi, je m&amp;#8217;en fiche d&amp;#8217;eux. Ils n&amp;#8217;ont pas vu que je les regardais. Il n&amp;#8217;y a que moi pour observer les gens dans le m&amp;#233;tro. Eux ils s&amp;#8217;en fichent. Apr&amp;#232;s tout on ne se conna&amp;#238;t pas. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt; line-height: 150%"&gt;Je dis &amp;#231;a, je dis toujours &amp;#231;a, mais enfin &amp;#231;a ne m&amp;#8217;emp&amp;#234;che pas de continuer &amp;#224; regarder. C&amp;#8217;est trop tentant, d&amp;#8217;essayer de deviner ce qu&amp;#8217;ils pensent, ces gens ; qui ils sont ces gens.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt; line-height: 150%"&gt;D&amp;#8217;ailleurs, tout en pensant, j&amp;#8217;ai continu&amp;#233; &amp;#224; regarder, sans m&amp;#8217;en rendre compte. Celui-l&amp;#224; est plus jeune, on dirait. Avec son &amp;#233;tui rectangulaire coinc&amp;#233; entre les genoux, les mains crois&amp;#233;es sur l&amp;#8217;&amp;#233;tui rectangulaire, le menton pos&amp;#233; sur les mains crois&amp;#233;es, la t&amp;#234;te pench&amp;#233;e en avant, les yeux sur la t&amp;#234;te qui regardent par terre. Ca r&amp;#233;fl&amp;#233;chit. Ca a mal aux doigts, trop jou&amp;#233;. Mais tout &amp;#231;a, je ne le r&amp;#233;alise qu&amp;#8217;apr&amp;#232;s coup, quand je vois brusquement sa paire d&amp;#8217;yeux qui me harponne. Je le fixais, il s&amp;#8217;en est rendu compte. Toujours un moment embarrassant, d&amp;#8217;&amp;#234;tre nez &amp;#224; nez avec un type qu&amp;#8217;on a regard&amp;#233; sans avoir vu, et qui, craignant qu&amp;#8217;on en sache long sur lui &amp;#224; force de l&amp;#8217;avoir observ&amp;#233;, en sait beaucoup plus sur nous &amp;#224; force de nous avoir remarqu&amp;#233;. On ne se sent jamais aussi &amp;#233;pi&amp;#233; que quand on nous a vu &amp;#233;pier.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt; line-height: 150%"&gt;Et donc. L&amp;#224;. Il a lev&amp;#233; la t&amp;#234;te. Il a crois&amp;#233; mon regard, le regard du type qui a dix minutes de retard. Ils ne bougent plus, d&amp;#8217;un coup, nous deux, tous les deux. Les yeux dans les yeux. Le gosse a vu que je l&amp;#8217;observais. Qu&amp;#8217;est-ce qu&amp;#8217;il a ce vieux con &amp;#224; m&amp;#8217;observer ? Si je baisse les yeux en premier, le gosse saura que je l&amp;#8217;observais, pour de bon. Ce vieux con, on va voir s&amp;#8217;il a le cran de tenir ses yeux bien droits sur moi, longtemps, longtemps.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt; line-height: 150%"&gt;Normalement, les types qui croisent leurs regards, il y en a toujours un des deux qui tourne la t&amp;#234;te aussit&amp;#244;t, et l&amp;#8217;autre se marre dans sa t&amp;#234;te. Et l&amp;#8217;autre, en regardant par la fen&amp;#234;tre, se demande si l&amp;#8217;autre est encore en train de l&amp;#8217;observer. Et les autres, tout autour, n&amp;#8217;ont rien vu, mais eux, &amp;#231;a leur occupe la t&amp;#234;te pendant cinq minutes, &amp;#224; la place des gros serpents sur le mur du tunnel.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt; line-height: 150%"&gt;Enfin l&amp;#224;, non. Il me regarde, je le regarde, les deux types se regardent bien fixement, bien fixement. Et &amp;#231;a n&amp;#8217;&amp;#233;tait qu&amp;#8217;un gosse et un vieux con, mais &amp;#231;a devient l&amp;#8217;autre, juste l&amp;#8217;autre et moi. On ne dirait pas comme &amp;#231;a, qu&amp;#8217;on puisse ha&amp;#239;r quelqu&amp;#8217;un &amp;#224; qui on n&amp;#8217;a jamais adress&amp;#233; la parole, mais c&amp;#8217;est bien de la haine, entre les deux types. C&amp;#8217;est de la haine qui les emp&amp;#234;che de cligner des yeux, c&amp;#8217;est la haine qui les attire l&amp;#8217;un contre l&amp;#8217;autre. La haine : c&amp;#8217;est le vieux qui lui &amp;#233;craserait la t&amp;#234;te sur son &amp;#233;tui, au mioche, la t&amp;#234;te qui s&amp;#8217;aplatit, qui rapetisse sur le bois dur, c&amp;#8217;est rouge, c&amp;#8217;est mou, &amp;#231;a va s&amp;#8217;arr&amp;#234;ter de couler alors il mord dans le mioche, il avale sa viande, il avale. J&amp;#8217;arr&amp;#234;te d&amp;#8217;avaler, d&amp;#8217;un coup, un grand frissonnement remonte dans mon dos, jusqu&amp;#8217;&amp;#224; la nuque, et &amp;#231;a se termine par mon &amp;#233;paule, d&amp;#8217;un coup, un grand spasme. Mais l&amp;#8217;autre est encore en train de m&amp;#8217;observer, mais &amp;#231;a n&amp;#8217;est pas fini, les deux types s&amp;#8217;observent toujours, et pendant ce temps, je vois la viande aller contre la viande. Pendant ce temps, la haine c&amp;#8217;est le gosse qui lui arrache les dents, au vieux con, une par une, il tire sur la gencive qui reste coinc&amp;#233;e, il lui met le poing dans le gorge et il creuse profond, bien profond et il lui attrape les boyaux et il les &amp;#233;crase et il les arrache. On ne se sent jamais aussi viol&amp;#233; que quand on nous a vu violer, d&amp;#233;pecer du regard la petite vie priv&amp;#233;e minable d&amp;#8217;un pauvre type &amp;#224; qui on n&amp;#8217;a jamais adress&amp;#233; la parole. Et alors il y a des morceaux de viande coll&amp;#233;s par terre, sur le mur, sur le plafond, avec les gouttes qui coulent et qui coulent et qui tombent. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt; line-height: 150%"&gt;L&amp;#8217;homme au feutre, &amp;#224; ma gauche, s&amp;#8217;est lev&amp;#233;, quand la rame a commenc&amp;#233; &amp;#224; ralentir, et s&amp;#8217;est dirig&amp;#233; vers les portes. Je serre la barre quand &amp;#231;a freine, mais ma mallette glisse le long de mes chevilles. Je la replace avec mon pied droit. Quand je rel&amp;#232;ve la t&amp;#234;te, le gar&amp;#231;on ne me regarde plus, le gar&amp;#231;on a replac&amp;#233; sa t&amp;#234;te sur ses mains, le gar&amp;#231;on m&amp;#8217;a oubli&amp;#233;. M&amp;#8217;a-t-il vraiment observ&amp;#233; ? Peut-&amp;#234;tre que je dors encore &amp;#224; moiti&amp;#233;. Montre. Et merde, je vais me faire tuer.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt; line-height: 150%"&gt;Curieux, cette haine. M&amp;#234;me si j&amp;#8217;&amp;#233;tais endormi, c&amp;#8217;en &amp;#233;tait. Elle surgit de nulle part, comme &amp;#231;a, naturellement. Il y a s&amp;#251;rement encore des cr&amp;#233;tins de philosophes pour penser que l&amp;#8217;homme est bon : ils ont jamais pris le m&amp;#233;tro. Il y a m&amp;#234;me pas d&amp;#8217;hommes, d&amp;#8217;ailleurs, c&amp;#8217;est juste de la viande compacte quand le m&amp;#233;tro est rempli, de la viande morne quand le m&amp;#233;tro est vide. De la viande pleine de haine, c&amp;#8217;est &amp;#231;a l&amp;#8217;humanit&amp;#233;. Tu parles d&amp;#8217;un mod&amp;#232;le. Des morceaux de viande morne qui s&amp;#8217;agitent au contact d&amp;#8217;autres morceaux de viande morne. Je pourrais en tuer un le matin, si je ne devais pas surveiller mon attach&amp;#233;-case. Bizarre, quand m&amp;#234;me, comme &amp;#231;a surgit, un regard, et puis hop, on y est. Et ensuite, hop, &amp;#231;a finit pareil, comme &amp;#231;a. Maintenant, tout est calme.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt; line-height: 150%"&gt;Les deux amoureux ont disparu. Ils ont d&amp;#251; descendre en m&amp;#234;me temps que l&amp;#8217;homme au feutre. Ou alors ils se sont juste &amp;#233;vanouis. Sale coin, pour des amoureux, le m&amp;#233;tro. Maintenant &amp;#231;a fait un espace vide &amp;#224; la gauche du gosse, qui ne me regarde plus du tout. Brusquement, il a l&amp;#8217;air &amp;#224; l&amp;#8217;&amp;#233;cart, on dirait qu&amp;#8217;il flotte, on dirait qu&amp;#8217;il est la seule chose immobile dans la rame qui grouille. Il est dans sa bulle. S&amp;#251;rement que si quelqu&amp;#8217;un me regarde en ce moment, il se dit &amp;#231;a : &amp;#171; Il est dans sa bulle, c&amp;#8217;est tout flou autour de lui &amp;#187;. On doit tous &amp;#234;tre dans notre bulle.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt; line-height: 150%"&gt;Ca doit &amp;#234;tre &amp;#231;a. On a chacun sa bulle, mais il ne faut pas qu&amp;#8217;elles se rencontrent. Sinon, on est comme surpris, comme pris sur le fait, sur je sais pas quel fait. Et l&amp;#224; &amp;#231;a devient rouge, avec de la haine. Il vaut mieux pas rencontrer les gens, les rencontrer vraiment. C&amp;#8217;est dur, dans le m&amp;#233;tro, de ne pas rencontrer quelqu&amp;#8217;un. C&amp;#8217;est plein de types, un m&amp;#233;tro, mais pour garder sa bulle, il vaut mieux pas les croiser du regard. Faire comme s&amp;#8217;ils n&amp;#8217;existaient pas. Finalement, c&amp;#8217;est vide, un m&amp;#233;tro. C&amp;#8217;est m&amp;#234;me pas rempli de viande, c&amp;#8217;est juste moi et rien d&amp;#8217;autre. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt; line-height: 150%"&gt;Tout &amp;#224; coup, &amp;#231;a se vide vraiment, m&amp;#234;me plus besoin de faire semblant. On s&amp;#8217;est encore arr&amp;#234;t&amp;#233;s, et tout l&amp;#8217;orchestre de jazz descend avec ses &amp;#233;tuis. Ca fait du bruit, et puis apr&amp;#232;s, une sorte de silence assourdissant, quand il n&amp;#8217;y a plus personne. Mais le gosse est rest&amp;#233;. Il ne doit pas faire partie de l&amp;#8217;orchestre, en fait. Il regarde toujours par terre, la t&amp;#234;te entre les mains. Et quand j&amp;#8217;entends les sir&amp;#232;nes, je me dis, en le regardant, qu&amp;#8217;il a l&amp;#8217;air dr&amp;#244;lement seul, d&amp;#8217;un coup. Je revois, comme une photographie grav&amp;#233;e dans ma t&amp;#234;te, le m&amp;#234;me gosse, dans la m&amp;#234;me position, mais cinq minutes plus t&amp;#244;t, au milieu de la foule des passagers somnolents. Je revois toutes les bulles, les gens dans la leur, et lui dans la sienne, isol&amp;#233;, d&amp;#233;j&amp;#224;. Ca doit &amp;#234;tre difficile d&amp;#8217;&amp;#234;tre plus seul que quand on est seul dans la foule. C&amp;#8217;est discret. En tout cas c&amp;#8217;est plus dur que d&amp;#8217;&amp;#234;tre seul tout seul. Un petit regard haineux, &amp;#231;a tient presque compagnie en fin de compte. Toujours mieux que d&amp;#8217;avoir la t&amp;#234;te entre les mains. Toujours mieux que de regarder la vieille couleur du sol plastifi&amp;#233; d&amp;#233;gueulasse d&amp;#8217;un m&amp;#233;tro crasseux. Ca fait presque piti&amp;#233;. Le m&amp;#233;tro red&amp;#233;marre. Enfin je vais quand m&amp;#234;me faire attention &amp;#224; rester dans ma bulle. J&amp;#8217;arr&amp;#234;te de regarder. On ne sait jamais. Merde, c&amp;#8217;&amp;#233;tait ma station.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;  &lt;p align="right"&gt;Ernest COLLOPE&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4667593635952660338-3399415442241211887?l=revuetresblanche.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuetresblanche.blogspot.com/feeds/3399415442241211887/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4667593635952660338&amp;postID=3399415442241211887' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4667593635952660338/posts/default/3399415442241211887'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4667593635952660338/posts/default/3399415442241211887'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuetresblanche.blogspot.com/2008/10/la-haine-du-matin-ernest-collope_20.html' title='La Haine du matin - Ernest COLLOPE'/><author><name>La Revue Très Blanche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11512796163877668476</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4667593635952660338.post-5161751429795302985</id><published>2008-10-20T11:33:00.000+02:00</published><updated>2008-10-20T23:01:07.325+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Poésies'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Slams'/><title type='text'>Florilège - Gonzague VAN BERVESSELES</title><content type='html'>FLORILEGE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, je continue mon simulacre&lt;br /&gt;De similaires simagrées, certes âcres;&lt;br /&gt;Acrimonieux plaisantin plaisanté&lt;br /&gt;Plaidant ployé l'adonis adonné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Acmé culminant des sens accusé?&lt;br /&gt;Non, bénéfique est la naïveté,&lt;br /&gt;Voluptueuse veuve divulguée&lt;br /&gt;Et violée sur le voilier de Protée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais masquons cette monomanie molle&lt;br /&gt;Montée par moi, malignement frivole,&lt;br /&gt;Qui accole "Dame Naïveté"&lt;br /&gt;En monolithe de lubricité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, comme j'ai déjà dû le dire,&lt;br /&gt;Jouïssante entéléchie que d'écrire!&lt;br /&gt;Ecrire à crocs cirés, y rêver rance,&lt;br /&gt;Parler raout et faire un pas de danse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même si l'on danse comme un faux dandy&lt;br /&gt;Qui ne fait que dansotter et se plie&lt;br /&gt;A une basse danse délaissant&lt;br /&gt;Moutons et singes juchés ignorants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autant être le fleuron des fleurettes&lt;br /&gt;Flottant en fou fleurdelisé en fête,&lt;br /&gt;Au lieu de fleurer un florissant flegme,&lt;br /&gt;(Qui fait flonflon au fleuronné diadème)&lt;br /&gt;Florès d'une flopée de floches femmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, après toutes ces flatulences&lt;br /&gt;De florilège de foutaises denses,&lt;br /&gt;De florilège fluent et folâtre,&lt;br /&gt;Au final fla-fla flagada douceâtre,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi, en flou flandrin flâneur et flanqué,&lt;br /&gt;Je voudrais finalement affirmer&lt;br /&gt;Qu'il est favorable de flamboyer&lt;br /&gt;Et garder la foi en ce que l'on fait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;Gonzague VAN BERVESSELES&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4667593635952660338-5161751429795302985?l=revuetresblanche.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuetresblanche.blogspot.com/feeds/5161751429795302985/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4667593635952660338&amp;postID=5161751429795302985' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4667593635952660338/posts/default/5161751429795302985'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4667593635952660338/posts/default/5161751429795302985'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuetresblanche.blogspot.com/2008/10/florilge-gonzague-van-bervesseles.html' title='Florilège - Gonzague VAN BERVESSELES'/><author><name>La Revue Très Blanche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11512796163877668476</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4667593635952660338.post-2655412137554975316</id><published>2008-10-19T16:04:00.000+02:00</published><updated>2008-10-20T21:29:01.934+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Divers'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Nouvelles'/><title type='text'>D'écrire - anonyme</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify"&gt;&lt;span style="mso-tab-count: 1"&gt;            &lt;/span&gt;tre chez lui ce soir, à 7h27. Il descend de sa voiture, prend le courrier, saisit sa clé dans sa poche intérieure, ouvre sa porte et la claque assez fort pour que Madame Unetelle crie « Tu es rentré ? » M. Untel : « Non… » Mme Unetelle : « D’accord ». &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify"&gt;&lt;span style="mso-tab-count: 1"&gt;            &lt;/span&gt;M. Untel jette sa sacoche à côté de ses pompes, accroche mécaniquement son manteau et va aux toilettes. Il défait sa braguette, prend son sexe, vide sa vessie en visant l’eau, range, ferme et tire la chasse. Il entre dans la cuisine, pose le courrier, prend le journal et le pose ouvert sur la table en cherchant une plaque de chocolat. Il s’en casse deux rangées, reprend le journal, va s’asseoir dans son fauteuil au salon, allume la télé, met la 3 en baissant le son et repose ses yeux sur son journal. Mme Unetelle passe la tête par l’embrasure, lui demande si sa journée s’est bien passée, et répond que la sienne aussi merci à son maugrément. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify"&gt;&lt;span style="mso-tab-count: 1"&gt;            &lt;/span&gt;Lorsque sa femme l’appelle à table, M. Untel monte le son pour écouter les infos. Il va s’y asseoir, tend son assiette quand elle le lui demande pour le servir, remercie, prend sa fourchette, porte un morceau de paleron saucé à sa bouche, mâche en regardant sa femme se servir, pique un bouquet de brocoli en regardant la sauce, le porte à sa bouche et mastique en regardant sa femme. Ensuite, il embroche un morceau de brocoli puis un morceau de viande pour ne pas faire tomber les brocolis, enfourne le tout et regarde son assiette en avalant. Il réessaie, fait tomber la viande, s’éclabousse et rouspète, recommence et réussit. Il recommence, . Recommence, . Recommence,. Recommence. Recommen&lt;span style="mso-tab-count: 2"&gt;                   &lt;/span&gt;Il a fini son assiette et la débarrasse. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify"&gt;&lt;span style="mso-tab-count: 1"&gt;            &lt;/span&gt;Il retourne à la télé, regarde la fin du JT, regarde le film sur la 2 avec sa femme sur le divan, retourne aux toilettes, défait son pantalon, le baisse avec son slip, défèque en urinant, s’essuie, remonte le tout, ferme, sort, suit sa femme à la salle de bain, se brosse les dents, se rince le visage, va se mettre en pyjama et fait quelques mots croisés allongé en attendant que sa femme finisse de se démaquiller. Elle arrive, lui suggère quelques mots et prend son magazine, il finit encore deux grilles puis éteint et une fois que sa femme a fait de même s’endort. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify"&gt;&lt;span style="mso-tab-count: 1"&gt;            &lt;/span&gt;Il rêve, il croit se souvenir. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify"&gt;&lt;span style="mso-tab-count: 1"&gt;            &lt;/span&gt;Il se réveille, éteint l’alarme, descend aux toilettes, urine, va préparer son café et ses tartines beurrées avec le petit-déjeuner de sa femme. Elle descend, il remonte se raser, se doucher, se brosser les dents et s’habiller. Il embrasse sa femme, prend sa sacoche, remet ses pompes et sa veste, prend ses clés et sort. Il va chercher sa voiture démarre et part. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify"&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify"&gt;&lt;span style="mso-tab-count: 1"&gt;            &lt;/span&gt;Monsieur Untel rentre chez lui ce soir, à 7h14. Il descend de sa voiture, prend le courrier, saisit sa clé dans sa poche intérieure, ouvre sa porte et la claque assez fort pour que Madame Unetelle crie « Tu es rentré ? » M. Untel : « Non… » Mme Unetelle : « D’accord ». &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify"&gt;&lt;span style="mso-tab-count: 1"&gt;            &lt;/span&gt;M. Untel jette sa sacoche à côté de ses pompes, accroche mécaniquement son manteau et va aux toilettes. Il défait sa braguette, prend son sexe, vide sa vessie en visant l’eau, range, ferme et tire la chasse. Il entre dans la cuisine, pose le courrier, prend le journal et le pose ouvert sur la table en cherchant une plaque de chocolat. Il s’en ca &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: right" align="right"&gt;anonyme &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4667593635952660338-2655412137554975316?l=revuetresblanche.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuetresblanche.blogspot.com/feeds/2655412137554975316/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4667593635952660338&amp;postID=2655412137554975316' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4667593635952660338/posts/default/2655412137554975316'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4667593635952660338/posts/default/2655412137554975316'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuetresblanche.blogspot.com/2008/10/monsieur-untel-rentre-chez-lui-anonyme_20.html' title='D&apos;écrire - anonyme'/><author><name>La Revue Très Blanche</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11512796163877668476</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4667593635952660338.post-2301181408384678944</id><published>2008-10-19T14:40:00.000+02:00</published><updated>2008-10-19T14:41:44.448+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_d5gtOXtyLbM/SPsq_cJds1I/AAAAAAAAAAg/XCvZI80flwY/s1600-h/Affiche+1+OK+cr+light.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; 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